11.12.2008
Prêts pour la deuxième partie du quinquennat sarkozyste ?
Après quelques posts qui se sont éloignés de la politique, revenons à cette politique politicienne. Et le meilleur sujet pour y revenir est de spéculer sur le futur remaniement gouvernemental, entre ce que je pense qui sera fait et ce que j'aimerais qui soit fait. Certains de mes petits camarades (et de mes lecteurs inavoués, surtout un) s'y sont déjà mis. Donc à mon tour également.
Tout d'abord, la polémique actuelle sur l'utilité du secrétariat d'Etat aux droits de l'homme et le fait que sa détentrice R.Yade s’est refusée à être tête de liste (donc élue) aux élections européennes indiquent qu'elle sera éjectée du gouvernement. N.Sarkozy lui offrait une porte de sortie en or, un siège de député européen, qu’elle l'a refusé ; elle sera désormais au mieux dans la direction de l'UMP. A cela s'ajoute le départ annoncé d’A.Jouyet, la future titularisation de X.Bertrand à la tête de l'UMP et l'arrivée de P. Devedjian. Donc, un remaniement en plusieurs temps mais qui à la fin, c'est-à-dire après les élections européennes, pourrait donner un paysage gouvernemental de ce type :
Tout d'abord ceux qui ne bougeront pas : il y a bien entendu le premier ministre qui restera en place jusqu'en 2012 (sauf épisode catastrophique, type CPE). Un certain paradoxe, que celui que tout le monde annonçait partant, sera l’un des premiers ministres qui finalement aura duré le plus longtemps (hors cohabitation). Son équipe directe, également ne bougera pas (R.Karoutchi, E.Besson et M.Hirsch). Ensuite, X.Darcos non plus ne bougera pas, sa mission à la tête de l'Education Nationale n'est pas terminée et surtout il est un des seul à droite à avoir des idées claires (et bonnes) sur le sujet et à pouvoir les faire passer sans trop de problèmes. L'équipe économique également ne devrait pas changer surtout après le « renfort » (je mets des guillemets sciemment) de P. Devedjian à la relance, un ministère qui devrait disparaître rapidement et en tout cas, avant 2012. P. Devedjian prendra ensuite la place de R.Dati à la Justice qui conservera donc son poste encore un certain temps, le temps de faire les réformes que personne n'a jamais voulu faire, afin de présenter un front plus lisse pour la campagne présidentielle de 2012. C.Lagarde et E. Woerth ainsi que leurs secrétaires d'Etat (L.Chatel, L.Wauquiez, H.Novelli et A-M.Idrac) resteront en poste avec diverses mentions sur le carnet de notes. A moins que M. Pébereau, le pilote de la RGPP ne prenne la place de la première qui serait transférée à l'Agriculture. L'équipe du ministère de la Santé et des Sports ne bougera pas non plus ainsi que celle de la Ville et du Logement (Boutin-Amara) et du MEDAD (Borloo-NKM-Bussereau-Blanc et Falco). H.Morin non plus ne devrait pas bouger même si j'aimerais qu'il parte loin, afin d’être remplacé par un vrai spécialiste des affaires de Défense comme P.Lellouche. Le problème est qu'il représente l'ouverture au Centre et surtout qu'il ne peut s'occuper de rien d'autre que de la Défense en tant que ministère plein et entier, puisque ce ministère directement piloté depuis l'Elysée. A part peut-être de le mettre à l'Immigration.
Cela ouvrirait la voie à un déplacement de B.Hortefeux (qui a plus que bien géré ce ministère polémique) à l'Intérieur tout en gardant les secrétaires d'Etat. MAM rejoindra le cimetière des dinosaures chiraquiens, c'est-à-dire l'Assemblée puis le Sénat au renouvellement de 2011. X.Barnier devrait sortir pour devenir un pilier de la droite à Bruxelles (commissaire européen dans la nouvelle commission qui sera élue en 2009) et remplacé par un vrai du terroir ou par J-P.Raffarin. Quant à V.Pécresse, elle sortira du gouvernement pour faire campagne pour les régionales d'Ile de France tout en prenant une place dans l'UMP (R.Karoutchi va se faire laminer dans les primaires internes) et si N.Sarkozy a réellement du courage et veut réformer dans le sens de ses promesses, il appellera C.Allègre aux Universités et à la Recherche (un bon climat social en perspective). Pour compenser cette nomination provocation, il devra appeler quelqu'un de consensuel (sur le papier) au Travail ou dans un grand ministère des Affaires Sociales, quelqu'un comme N.Notat. Un autre entrant sera P.de Villiers en fonction de son score aux européennes de 2009. S'il fait un bon score, alors son entrée dans le gouvernement est certaine (pour noyauter la concurrence à droite, hors celle de Le Pen). Le président du MPF entrerait à la Culture, où il avait déjà officié sous Chirac à la place de C.Albanel (là aussi un vrai coup de pied dans le landerneau), ou encore à l'Agriculture. C.Estrosi devrait également entrer dans le gouvernement, ce qui est assez scandaleux après l'épisode de son départ (il était parti pour s'occuper de Nice seulement) mais bon, qui s'en souvient.
J'ai gardé le meilleur pour la fin avec le départ de B.Kouchner et son remplacement par H.Védrine pour une politique étrangère plus conforme à ce que je pense, un vrai realpolitik où les droits de l'homme servent à pousser les intérêts de la France et pas à faire plaisir aux amis du Vème arrondissement. J.P.Jouyet va également sortir pour prendre la tête de l'AMF et sera remplacé par un villepiniste comme B.Lemaire ou par J-M.Bockel qui méritent une petite promotion. Mais sur cela, je ne fais pas trop d'illusions. Et enfin, parce qu'il n'y a pas que le gouvernement dans la vie, J-F.Copé restera président du groupe à l'Assemblée Nationale, même si X.Bertrand, nouveau secrétaire général de l'UMP y jouera le rôle de vice-président de groupe. Alors prêts pour la 2ème partie du (premier ?) quinquennat sarkozyste ? A vous de jouer.
23:29 Publié dans Majorité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : remaniement, yade, kouchner, sarkozy, fillon, de villiers, allegre
21.05.2008
Fin de coma pour l'UMP ?
L’UMP semble être enfin sortie de son coma dans lequel elle était plongée à la suite de la victoire de N.Sarkozy à la présidentielle ; un coma qui avait bien failli se transformer en mort cérébrale à la suite des municipales et cantonales du début de l’année. Pourquoi dis-je cela ? Parce qu’enfin hier, l’UMP par l’intermédiaire de son secrétaire général (très socialiste d’avoir un secrétaire général à la tête du parti…sic) a osé avancer une idée qui n’a pas été émise par N.Sarkozy ni même par son entourage direct ou le gouvernement.
De quelle idée s’agit-il ? Du démantèlement définitif des 35 heures proposé par P.Devedjian. Alors bien sur, X.Bertrand est intervenu de suite pour rappeler qu’il n’y avait pas en projet de toucher à la durée du temps de travail qui est et reste 35 heures et le Président lui a donné raison dans la foulée. Mais pouvait-il en être autrement ? Imaginez-vous X.Bertrand dire « oui, oui, je pense également qu’on doit mettre fin aux 35 heures » alors qu’il est engagé dans une négociation difficile avec les partenaires sociaux sur la retraite après 41 années de cotisations. Autant mettre les deux dossiers (retraite et la fin des 35 heures) à la poubelle tout de suite ainsi que sa carrière politique…
Je dois vous avouer que j’avais eu très peur pour ce parti, vu la dégradation de son état de santé sur la dernière année. Très fragilisé par la suppression du poste de président à sa tête remplacé par une direction bicéphale (un secrétaire général et un vice-président), il avait failli pas se remettre des nominations de personnalités hyper-dynamiques telles que P.Devedjian et J.P.Raffarin à ces 2 postes. Mais désormais, cela est terminé, l’UMP a retrouvé sa volonté de mettre les pieds dans le plat et de défendre les idées pour lesquelles tant de militants ont adhéré.
D’ailleurs, une belle perche lui est tendue pour voir si cela est une rémission passagère avant la rechute ou pas. Les chiffres de l’ISF 2006 sont sortis et ne font que confirmer ce que tout le monde sait déjà, à savoir que cet impôt organise la délocalisation fiscale de nos concitoyens les plus fortunés qui vont désormais dépenser, investir et payer des taxes chez nos voisins européens. Attendons de voir si l’UMP a recouvré assez de forces pour oser enfin proposer de supprimer un impôt contre productif qui cette année encore a conduit 843 assujettis à prendre la poudre d'escampette au plus grand bénéfice de la Belgique, de la Suisse, du Royaume-Uni et des Etats-Unis (pays qui au hasard, ne connaissent pas l'ISF). La France sera bientôt le seul pays a pratiquer cet impôt, aboli partout ailleurs (les socialistes espagnols venant dernièrement de l'abroger) au seul motif de "ne pas faire de cadeaux aux riches" ! Argument cautionné par l'UMP au mépris du bon sens qui indique qu'il faut tout faire pour encourager ceux qui créent des richesses et des emplois à le faire de préférence dans notre pays, plutôt que chez nos voisins. Alors vont-ils la saisir ? (la perche..). J'ai envie de leur dire : allez, osez !
05:35 Publié dans Majorité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, devedjian, raffarin, 35 heures, isf
14.05.2008
La fin du Parlement godillot ?
Il semblerait que les députés UMP aient anticipé sur la réforme institutionnelle qui doit mettre fin au Parlement godillot en lui donnant plus de pouvoir et surtout plus de liberté face à l’exécutif. Hier, les députés UMP ont fait adopter, par l’absence d’un très grand nombre de membres du groupe face à la gauche mobilisée, une motion de procédure du député communiste André Chassaigne qui était déjà l’auteur de l’amendement à l’origine du précédent couac sur les OGM en première lecture au Sénat. Cette motion de procédure met fin à l’examen de ce projet de loi et oblige le premier ministre a convoquer une commission mixte paritaire qui étudiera le sort final de cette loi. Il y a de bonnes raisons de penser que malgré tout cela, le projet de loi sera adopté avec quelques modifications esthétiques pour ne pas dire que l’on déjuge totalement l’Assemblée Nationale.
Cependant, ce nouveau couac entre les députés et le gouvernement montre plusieurs choses. Tout d’abord que les députés UMP sont plus que partagés sur cette loi et le font savoir. Ils ne vont plus comme sous les précédents gouvernements, le doigt sur la couture du pantalon, voter des lois auxquelles ils sont totalement opposés. Ensuite, cela montre que le patron des députés UMP, J.F.Copé ne tient pas aussi bien son groupe que ces prédécesseurs. La dernière fois, il avait réussi à camoufler son échec grâce aux déclarations de la Secrétaire d’Etat Nathalie Kosciusko-Morizet aussi bien en séance qui s’en était remis à la sagesse de l’Assemblée pour un amendement venu de l’opposition que celles la presse où elle avait dénoncé un concours de lâcheté entre J.F.Copé et J.L.Borloo. Il s’en était suivi une petite brouille mais rien de bien méchant et tout le monde était reparti comme si de rien n’était. Mais voilà, cette fois, les choses sont différentes, NKM ne peut pas être mise en cause dans cet échec et la responsabilité de cet échec, bien que partagée avec les deux ministres qui présentent cette loi, ne devrait pas tarder à retomber sur les épaules de J.F.Copé ainsi que sur celles des députés. Le fossé entre le gouvernement et la majorité parlementaire va encore se creuser à un moment où des textes bien plus importants que celui des OGM vont arriver devant le Parlement.
Ou bien, J.F.Copé et les députés font un autre calcul. Ils ont refusé de se plier aux demandes du gouvernement sur un texte mineur, symbolique mais mineur, pour montrer que le temps du Parlement godillot était terminé. (Ironique de voir les médias dénoncer le coup de force du Parlement après qu’ils aient déploré pendant tant d’années que le Parlement fût un Parlement godillot). Le vote de cette motion de procédure est clairement un signal au gouvernement et au Chef de l’Etat sur comment les parlementaires UMP vont exercer les nouvelles compétences que va leur donner la réforme institutionnelle. Les parlementaires vont reprendre une certaine liberté face à l’exécutif et le président du groupe UMP aura autant, voire plus de poids qu’un ministre. Cette nouvelle donne n’est pas forcement un mauvais point pour les réformes car sur certains points, les députés iront beaucoup plus loin que le gouvernement car ils ne sont pas moins soumis à la pression de l’opinion publique et des sondages. Par contre, sur d’autres points, les lobbys et les corporatismes ont de beaux jours devant eux. Est-ce un mal ? Seul l’avenir nous le dira. Tout est une question d’homme. Mais le temps du Parlement godillot est peut-être arrivé à sa fin…
09:05 Publié dans Majorité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ogm, parlement, réforme institutionnelle, amendement
08.05.2008
Ouverture des commerces le dimanche : la droite honteuse et bureaucratique
L’ouverture des commerces le dimanche revient sur le devant de la scène. Le député UMP Richard Maillé a déposé une proposition de loi le 17 avril qui sera examinéz au Parlement fin mai, autorisant l'ouverture de certains magasins dans certaines zones et sous certaines conditions. Je ne reviendrai que très peu sur pourquoi il est bon d’ouvrir les commerces le dimanche : libérer le travail le dimanche, c'est faciliter la consommation, créer des emplois, donner du pouvoir d'achat et donc soutenir la croissance, ouvrir les magasins le dimanches c’est également simplifier la vie de nombreux français qui travaillent toute la semaine, c’est également s’adapter à l’évolution du monde avec la concurrence des site internet ouverts 24 heures sur 24. Je ne reviendrai que très peu également sur la mauvaise foi des syndicats qui se battent pour la défense du dogme, contre de nombreux salariés car cela leur permet surtout de se refaire une trésorerie (eh oui ! Les astreintes auxquelles sont condamnées les enseignes vont directement dans les poches des syndicats). Ni même sur le fait que cette proposition était une des promesses de campagne du président Sarkozy. Non la question même de l’ouverture ne fait pas débat pour moi, ce qui me choque se trouve autre part.
Tout d’abord, la justification donnée par le député UMP Richard Mallié, "il n'est pas question de revenir sur le travail le dimanche, il s'agit d'essayer de trouver une solution à des problèmes locaux". R.Maillé est député de la circonscription de Plan de Campagne, donc quand il parle de problèmes locaux, il parle de ses problèmes locaux. C’est de bonne guerre qu’un député soit également le défenseur des électeurs de sa circonscription. Mais pourquoi réduire la question de l’ouverture des commerces le dimanche à des problèmes locaux ? Pourquoi être sur la défensive à ce point en prenant toutes ces précautions de langage, pour ménager qui ? Pourquoi ne pas assumer nos propres idées, quand en plus elles sont bonnes et surtout ne pas dire clairement que nous sommes pour la liberté d’ouvrir les commerces le dimanche et pour le travail ce jour sur la base du volontariat avec un salaire soit majoré ? Je croyais que N.Sarkozy avait réussi à faire sortir la droite de son complexe d’infériorité idéologique face à la gauche, à transformer la « droite honteuse » des années Chirac en « droite décomplexée » de sa campagne, je vois qu’il reste du travail à faire…
La deuxième chose qui me choque est la proposition de loi elle-même, pas le fond, je l’ai déjà dit, mais les modalités de l’autorisation d’ouverture. Le parlementaire veut créer un nouveau machin, « zone d’attractivité commerciale exceptionnelle » et donner le pouvoir de décision au préfet (arbitraire ou critères clairement définis ?). Pourquoi faire encore intervenir l’Etat et des autorisations quand on connaît ce que coûte déjà notre bureaucratie et notre lourdeur administrative en termes de croissance ? La droite stigmatise toujours le « plus d’Etat » en termes de dépenses publiques de la gauche mais des fois, il faudrait également regarder ce que fait la droite elle-même avec la création de toute cette complexité administrative. Et d’un côté, la lourdeur administrative est plus perverse que la dépense publique car elle crée des dépenses publiques et pèse sur l’activité des entreprises. Double peine.
Et puis quelle injustice pour ceux qui ne seront pas dans ces zones d’attractivité commerciale exceptionnelle. Pourquoi les commerçants des centres ville n’auraient-ils pas le droit d’ouvrir leur magasin s’ils le veulent ? Quelles raisons poussent à avantager les grandes enseignes au détriment du petit commerce ? Cette loi va encore encourager le regroupement de magasins dans des zones commerciales qui déforment toutes les entrées des villes et cela au détriment des commerces de centre ville. On va dynamiser les centres commerciaux de périphérie et laisser les centres villes comme des musées. Les députés de droite sont sous la pression constante du lobby du petit commerce, ce n’est pas en l'empêchant d’ouvrir le dimanche qu’ils vont l'aider à résister aux grandes enseignes surtout si elles, elles ont le droit d'ouvrir. Pourquoi ne pas simplement dire que le commerce est autorisé à ouvrir les dimanches et que le travail est autorisé sous condition du volontariat des employés et de majoration de salaire ? Si l’ouverture le dimanche est bonne pour certains, elle peut être bonne pour les autres. Laissons les commerçants (petits ou grands) choisir s’ils veulent être ouverts ou non, décider ce qui est le mieux pour eux-même, ils le savent bien mieux que le législateur. N’alourdissons pas encore un secteur et plus généralement un pays qui croule déjà sous les réglementations en tout genre .
08:05 Publié dans Majorité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ouverture le dimanche, commerce, ump, droite honteuse, droite décomplexée, sarkozy, petit commerce
07.12.2007
Un droite libérale vous avez dit ? (2)
L’examen et le vote du projet de budget ont encore dooné lieu à la démonstration que nous avons une droite vraiment libérale en France, voire tendance ultralibérale…Au bilan de cette droite libérale en seulement une semaine, la création de deux trois nouvelles taxes : une sur le poisson de 2,6% des ventes afin d’aider les pêcheurs, l’éco-pastille, variable en fonction des voitures achetées et enfin, une taxe de 0,1% sur les paris hippiques.
Seul petit rayon de soleil pour les libéraux, l’élargissement de la gamme des placements qui donneront droit à une déduction de l’ISF ainsi que son relèvement à 25 000 euros au lieu de 10 000 euros. Toutefois, cela ne change pas le fond sur l’ISF, impôt antiéconomique qui pénalise la France considérablement. D’ailleurs, J.L.Zapatero, premier ministre espagnol socialiste, s’est engagé sur la voie de la suppression de l’impôt sur la fortune en Espagne afin « de rejoindre le peloton des pays européens », « au nom de l'égalité fiscale ». Concernant les autres impôts, J.L.Zapatero a déclaré « qu’il y a encore une marge de manœuvre pour les baisser prudemment ».
La France n’a pas besoin de nouveaux impôts ou de nouvelles réglementations. La France a seulement besoin que saute le carcan de l’Etat-providence pour libérer le potentiel des entreprises et de l’économie. L’Etat, redonnerait une saine croissance à notre pays et en dégagerait de nombreux moyens pour s’occuper plutôt des missions régaliennes qu’il a quelque peu abandonnées.
07:50 Publié dans Majorité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : droite, libéral, zapatero, ISF, éco-pastille, taxe, poisson
19.11.2007
Une droite libérale vous avez dit ?
Vendredi, le Sénat a adopté le PLFSS 2008, le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale, un budget plus conséquent que le budget de l'Etat. Procédure et texte très intéressants mais rasoir au possible pour les médias. Mais des fois, enfin souvent on y découvre des perles. Comme celle-là : l'obligation pour un employeur que l'effectif total de ses salariés compte au moins 8% de personnes âgées de 55 ans et plus, sous peine d'une astreinte annuelle d'environ 5.000 euros par employé manquant.
C'est-à-dire que les sénateurs, outre le fait assez choquant pour le moins d'assimiler les « vieux » aux handicapés, veulent imposer la composition des salariés dans les entreprises. On avait fait un grand pas pour les seniors avec la suppression de la contribution Delalande qui freinait leur embauche et voilà que la droite remet une contrainte pensant qu'elle favorisera l'emploi des seniors.
N'ont-ils pas compris que toute contrainte est vouée à l'échec car les contradictions sont à l'intérieur même de ces lois ? Quand vont-t-ils comprendre que dans une économie privée et ouverte, une contrainte de l'Etat ne résout rien ? Seule une incitation peut avoir un effet mais une contrainte n'équilibre jamais un déséquilibre, cela en créé un juste un deuxième. Et puis, cela fait 30 ans que l'on essaie par interventions successives de l'Etat de résoudre les problèmes de chômage des jeunes, des vieux, des non-qualifiés et depuis 30 ans, leur situation se dégrade. L'Etat coupe les 2 jambes à l'économie et aux agents économiques pour ensuite leur fournir des béquilles. Etat jacobin et tout-puissant quand tu nous tiens.
08:30 Publié dans Majorité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sécurité Sociale, sénior, emploi, droite, sénat, libéral


























