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24.02.2009

Obama et la responsabilité budgétaire

« Aujourd'hui, je prends l'engagement de réduire de moitié, d'ici la fin de mon premier mandat, le déficit dont nous avons hérité », a déclaré B.Obama, ce lundi 23 février, à la Maison Blanche.

Le déficit budgétaire est estimé à 1300 milliards de $, soit 8,3% du pib et l’engagement de le faire repasser sous les 3% du pib, soit moins de 550 milliards de $, n’est pas une paille.

Mais pourquoi donc se met-il la barre si haut et pourquoi rend-il public un tel objectif ? Parce que « Nous ne pouvons pas avoir une croissance solide sans contrôler nos déficits ». Et comment compte-t-il s’y prendre ? « Jeudi, je présenterai un budget sérieux dans son estimation, honnête dans sa comptabilité et dévoilerai ma stratégie pour investir dans ce dont nous avons besoin, supprimer ce dont nous n'avons pas besoin et restaurer la discipline fiscale ».

Si le Président, d’un pays, disposant de la puissance des Etats-Unis, s’engage sur un pari aussi fort, qu’il risque de ne pas pouvoir tenir, c’est peut-être que 8% de déficit commence à devenir alarmant ?

Alors que plus personne n’ose parler de rigueur budgétaire et que les milliards valsent, Obama veut éviter la panique sur la dette américaine afin de ne pas voir les taux d’intérêt grimper en flèche. Pour rassurer les marchés, il annonce une « responsabilité budgétaire » qui l’amènera à couper dans les budgets fédéraux, augmenter les impôts des hauts revenus et diminuer les engagements extérieurs, notamment en Irak. Et pourtant, H.Clinton est allée en Chine, encourager « nos amis, les chinois » à continuer à investir en bons du Trésor américain.

Ce ne sont que des paroles, certes ; mais, si ces mêmes paroles étaient prononcées ici, ce ne serait pas le changement, ni la rupture ; ce serait révolutionnaire !

Avant l’élection l’Obamania m’excédait, aujourd’hui j’espère que ses paroles continueront de susciter le même engouement…

 

Commentaires

Bonjour,

Oui, le même discours en France serait une réelle révolution ! Deux choses cependant :

1) Pourquoi pas la révolution ? Qu'est-ce qu'on attend ? Que les marchés ne nous prêtent plus, ou que l'économie ne supporte plus le service des intérêts de la dette ? Ou encore que l'état fasse faillite ? Ce n'est pas une idée si folle que ça !

2) Pour l'instant, ce ne sont quand même que des promesses. Attendons les actes. Et si les USA continuent sans rien faire, l'éventualité que j'évoque ci-dessus sera d'autant plus crédible...

A bientôt.

Ecrit par : René | 24.02.2009

Qu'est-ce qu'on attend ? que ce soit accepté !
Si c'est Obama qui le dit, on a peut-être une chance que ce soit entendu et qui sait, que cette idée traverse l'Atlantique parée de la lumière obamaniesque. Peut-être que ça deviendra tendance ?
Allez, tous les espoirs nous sont permis !

Ecrit par : lolik | 24.02.2009

Oui, tu as malheureusement raison ! Il y a des milliers de fois plus de chance que l'idée fasse son (vrai) chemin si c'est Obama-le-Magnifique qui la porte.

On est décidément (l'Europe et pas seulement la France, d'ailleurs) à la remorque des USA. La France était déjà devenue "un nain politique", disait Chirac-le-Lamentable qui avait pourtant raison sur ce point. Les leçons sont difficilement apprises. Et comprises. Ne nous plaignons pas si nous bouffons encore du rat quand les Américains en seront revenus au caviar. Nous n'aurons à nous en prendre qu'à nous-mêmes, cette fois...

Ecrit par : René | 25.02.2009

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