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15.11.2007

Les étudiants grévistes sont en fait, des mécènes

Une bonne partie de nos étudiants se solidarise avec les cheminots et clame son soutien à leur lutte pour conserver un régime spécial de retraite qui leur permet de partir après 37, 5 années de cotisation.

On disait la jeunesse idéaliste, éprise de justice, ouverte au monde a et prête à briser l’ordre ancien. La voila qui entre dans la vie à reculons, soutenant une corporation qui s’arque boute sur ses zacquis sociaux. Etonnante alliance que celle des révolutionnaires aux conservateurs.

Etonnant pouvoir des conservateurs sur la jeunesse : ils réussissent à se faire soutenir par ceux-là mêmes, qui devront payer pour eux, fort longtemps, sans que leurs mécènes soient assurés eux-mêmes de profiter jamais d’une telle mesure.

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Les régimes spéciaux ont été crées au sortir de la guerre et à cette époque l’espérance de vie à la naissance était de 60 ans. Elle est aujourd’hui de 80 ans.

C’est ainsi qu’après 37, 5 années de cotisations (un peu abondées), un jeune retraité de 55 ans peut espérer vivre une retraite d’une durée moyenne de 25 ans, alors qu’il ne pouvait espérer qu’une moyenne de 5 années en 1947, il y a 60 ans !

A noter que l'espérance de vie des bénéficiaires des régimes spéciaux ne semble pas refléter une « usure » prématurée. Elle est de 81 ans pour les retraités de la SNCF, de 79,3 ans pour ceux de la RATP, de 78,8 ans pour ceux d'EDF-GDF. Des chiffres à comparer à l'espérance de vie des ouvriers qui est de 73 ans en moyenne.

Les conséquences de l’allongement de la durée de vie (véritable acquis social) en termes de financement des retraites, ont conduit la plupart des pays à relever l’âge légal de départ à la retraite : 65-66 ans pour les hommes dans quatorze des 25 états membres de l'UE, 67 ans au Danemark et en Suède et 62-63 dans six autres pays. Dans les trois États membres restants (France, Malte et République tchèque), il se situe respectivement à 60, 61 et 61,5 ans.

Les français, sur le sujet, font de la résistance. Soit.

Longue vie donc à nos jeunes mécènes qui s’engagent à financer de longues retraites à leurs parents, de plus en plus nombreux. Mais que penser des parents indignes qui gagnent un combat sur le dos de leurs enfants ?

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