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22.10.2007

Bien tenté Marie-George

7eb8f6884aac6a7cec2b8c29a30c8417.jpgSi de nombreux partis de gauche ont critiqué la récupération par Nicolas Sarkozy de ce symbole, « les problèmes de récupération, quelque part je m'en moque » ; « que la République rende hommage à la Résistance, quoi de plus normal, quoi de plus évident ». C’est Marie-George Buffet, qui ne manque pas d’air, qui le dit.

Guy Môquet, est un militant communiste, célèbre pour être le plus jeune des vingt-sept otages du fusillés le 22 octobre 1941, en représailles après l’exécution du commandant des troupes d'occupation de la Loire. Il avait été arrêté le 15 octobre au métro Gare de l’Est par trois policiers français dans le cadre du décret du 26 septembre 1939 qui avait dissous le parti communiste pour son soutien au pacte germano-soviétique et en interdisait la propagande.

L'URSS ayant signé un pacte de non-agression avec les nazis le 23 août 1939, les communistes français s'opposent à la guerre, jusqu’au 22 juin 1941, date à laquelle les allemands envahissent l’URSS. Jusqu’à cet évènement, le parti communiste était alors le 1er parti « collabo » français et il est particulièrement savoureux de voir M-G.Buffet, magnanime, se moquer de la prétendue récupération de Guy Moquet…Alors qu’elle-même tente de récupérer cette mémoire pour faire oublier l’entrée tardive de son parti dans la Résistance, plus d’une année après le début de la guerre.

Sa lettre d'adieu sera lue, sur décision du président de la République Nicolas Sarkozy, lundi dans les lycées français, en hommage à la jeunesse, martyre de la guerre. Et encore, certains professeurs, se tâtent…car replacer la lettre dans son contexte n’est évidemment pas aisé et ils ne voudraient pas participer, même en lisant la lettre d’un communiste, à l’établissement de la dictature en notre bon pays. Ils pourraient tout simplement la lire, pour dire à leurs jeunes que la liberté dont ils jouissent n’est pas un dû et qu’ils peuvent se réjouir d’en bénéficier, ce dont ils ne sont pas forcément pleinement conscients. Leur faut-il, un mot d’excuse, pour qu’ils y consentent ? Un truc du genre « c’est contraint et forcé que j’ai lu cette lettre, la mémoire des martyrs français n’ayant rien à voir avec le contenu de l’enseignement que j’entends donner à mes élèves ? »

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